Contrairement à ce que l'on pense, la peur n'est pas le problème. Elle fait partie de la mécanique humaine. Ce qui fragilise vraiment, ce n'est pas la peur : c'est sa circulation. Une direction peut ressentir une inquiétude légitime sur un marché tendu, sur un client fragile, sur un budget qui se resserre. Ce n'est pas cela qui perturbe les équipes. Ce qui les déstabilise, c'est l'incohérence du discours, la brusquerie d'un changement de rythme, l'absence d'explication derrière une décision, ou simplement un léger tremblement dans la posture managériale. Les faits ne font pas peur. Les zones grises, si.